Bienvenue !Amis, artistes, étudiants et collègues, bienvenue à l'ombre de l'eucalyptus ! Exposition en cours : " Epreuve d'Artiste " Exposition collective de gravures des étudiants et enseignants chercheurs de l'ISBAN (12 participants) Date : du 23 Janvier 2010 au 06 Février 2010. Lieu : Espace d'Art Mille Feuilles, 39 Av Habib Bourguiba, Marsa Plage, 2070 - Tunis. Vernissage : Samedi 23 Janvier à partir de 17h30 en présence des jeunes artistes. Nabil Saouabi, Oussema Troudi, Dalel Jenhani, Neira Bouzid, Ahlem Lajili, Mouna Sioud, Afef Nasraoui, Amani Amira, Dhekra Hydri, Houda Ben Abdallah Raja Sekri et Sami Afi cliquez ici voir le mur de l'évènement sur Facebook. Merci de votre visite !Bonne navigation !
Kalatous ou eucalyptusLe nom du site rend hommage à l’arbre, à l’eucalyptus, mais aussi au temps où les charrettes étaient encore de coutume à l’Institut Supérieur des Beaux-Arts de Tunis… et à une nuit particulière, celle du 9 Avril 2001, où l’étudiant de troisième que j’étais se surpris assis sur les limites incertaines d’une installation grande comme la cour et encore inachevée, de Naceur Ben Cheikh. Directeur de l’I.S.B.A.T. à l’époque, il avait fait élaguer les arbres de la cour dans la semaine précédant le jour des martyrs. Cette nuit là, il faisait noir, le parfum pénétrant de la sève fraîche concentrait encore plus l’espace et chaque tronc d’eucalyptus se dressait nu, gris ou violet, en deuil de ses vieilles branches vertes qui jadis le couronnaient et qui reposaient désormais à son pied… « Que faire à cette heure nocturne, l’arbre semble penser. Il est un être d’ombre. Les oiseaux endormis le laissent seul vivant. Il frissonne en soi-même : on dirait qu’il se parle. La peur habite en lui, comme elle fait en nous, quand nous sommes tous seuls, la nuit, avec nous-mêmes, et tout à la merci de notre vérité. » Paul VALERY, Eupalinos, L’âme et la danse, Le dialogue de l’arbre, édition Poésie Gallimard, 1995, p165. « Les végétaux la nuit. L’exhalaison de l’acide carbonique par la fonction chlorophyllienne, comme un soupir de satisfaction qui durerait des heures, comme lorsque la plus basse corde des instruments à corde, le plus relachée possible, vibre à la limite de la musique, du son pur, et du silence. » Francis PONGE, Le parti pris des choses, édition Poésie Gallimard, 2006 , p85.
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